Empreinte carbone aviation : tout ce que vous devez savoir

Depuis 1980, le transport aérien s’est largement démocratisé. Désormais, on peut voyager aux 4 coins du monde en quelques heures et à des prix plutôt raisonnables.

Cependant, ce mode de déplacement n’est pas sans conséquence pour notre planète. Eh oui, voyager en avion produit d’importants gaz à effet de serre.

Alors, quel est le bilan carbone de l’aviation et comment le calculer ? Peut-on réellement voyager en avion tout en limitant son impact environnemental ? Existe-t-il aujourd’hui des “avions verts” ?

C’est justement ce que l’on va voir dans cet article.

Let’s go ! ✈️

 

Quel est le bilan carbone de l’aviation ?

 

Vous vous en doutez, l’avion est le moyen de transport ayant le plus d’impact sur notre environnement. D’ailleurs, d’après l’ADEME (l’agence de la transition écologique), entre 1990 et 2019, ses émissions de carbone ont augmenté de 85 % pour cause de son développement. Et ce n’est que le début. 😩

En effet, si le nombre d’avions en circulation continue d’augmenter, les émissions françaises devraient s’accroître de 50 % entre 2023 et 2050. Cette augmentation est bien loin d’être en accord avec l’objectif de neutralité carbone à atteindre d’ici 2050.

 

👉 Pour rappel, celle-ci consiste à trouver un équilibre entre les émissions de carbone et leurs absorptions dans l’atmosphère.

(Allez jeter un œil à notre article sur la neutralité carbone, on vous explique tout.)

Pour vous donner quelques chiffres, les émissions d’un vol sont 45 fois supérieures à celles du TGV et 10 fois supérieures à celles du bus.

Le CO2 émis par les avions y est largement pour quelque chose. D’ailleurs, c’est le principal gaz à effet de serre produit par ce mode de transport. Celui-ci provient de la combustion du carburant (le kérosène) dans les moteurs.

 

D’après L’ADEME, 16 % de CO2 sont dus à la production et à la distribution de carburant (extraction, transport, raffinage et distribution). Les 84 % restants sont libérés lors de sa consommation à hauteur de 3,01 kg de CO2 par litre. Qui plus est, la combustion de kérosène rejette aussi du protoxyde d’azote et du méthane, des gaz à effet de serre. Heureusement, ceux-ci sont produits en plus faibles quantités.

Sachez aussi que l’aviation est à l’origine de la diminution de la biodiversité pour cause de l’extension des aéroports et de la construction de pistes d’atterrissage.

 

Empreinte carbone aviation : comment la calculer ?

 

Calculer l’empreinte carbone d’un vol est un vrai défi. Il faut prendre en compte la distance parcourue, le type d’avion, le poids de celui-ci, le nombre de passagers ou encore le carburant utilisé.

Par exemple, si vous souhaitez calculer l’empreinte carbone de votre prochain vol, vous devez :

  • Mesurer la distance entre les deux aéroports et en déduire le kérosène nécessaire. De nombreux outils en ligne vous permettront de connaître la distance totale de votre vol ;
  • Rajouter la quantité nécessaire de kérosène pour le décollage et l’atterrissage. Ces informations peuvent être fournies par la compagnie aérienne ;
  • Multiplier cette masse de fuel par un facteur fixe de 3.1 afin d’estimer la quantité de CO2 émise ;
  • Répartir cette quantité en fonction du nombre de passagers par vol afin d’en déduire l’empreinte de chacun ;
  • Prendre en compte les autres émissions émises telles que les oxydes d’azote (NOx) et les traînées de condensation qui contribuent aussi au réchauffement climatique.

Ayez en tête que le calcul du bilan carbone d’un vol en avion est, bien souvent, approximatif. En effet, les compagnies utilisent différentes méthodes de calcul, entraînant des résultats parfois différents. Qui plus est, il peut être difficile de connaître avec précision le trajet d’un vol.

 

 

💡 Le saviez-vous ? Pour bien comprendre l’empreinte carbone de l’aviation (et non d’un simple vol), il faut prendre en compte l’ensemble de son cycle de vie, de sa production à son élimination. Eh oui, construire un avion a, lui aussi, des conséquences sur notre environnement.

Aviation VS Transport Routier : qui pollue le plus ?

 

Vous vous en doutez, ces deux modes de transports contribuent au réchauffement climatique.

Alors, qui pollue le plus ?

En réalité, c’est difficile de savoir. De nombreux facteurs entrent en jeu, tels que le type d’avion ou de véhicule, son année de fabrication, le carburant utilisé ou encore le nombre de passagers ou le poids des marchandises transportées.

Selon l’ADEME, pour un trajet de 500 km, un avion peut émettre jusqu’à 241 kg de CO2 par passager. Pour la même distance, une voiture émet environ 170 kg de dioxyde de carbone. La voiture est donc ici moins polluante que le transport aérien. Mais encore une fois, cela dépendra de différents facteurs. Par exemple, une voiture bloquée dans les embouteillages émet 2,5 fois plus de CO2 qu’en conditions de route normales. L’utilisation de la climatisation et le fait de voyager seul peuvent aussi alourdir ce bilan.

 

Qui plus est, ces moyens de transport ne répondent pas aux mêmes besoins.

En effet, on utilise la voiture pour les courts trajets du quotidien. D’ailleurs, un Français parcourt en moyenne 12 000 km par an. Quant aux voyages en avion, ils sont bien plus rares, souvent limités à une ou deux fois par an, notamment pour des voyages.

Sachez qu’un trajet Paris – New York représente moins de 12 000 km. Finalement, en termes de distance, on se rapproche de celle parcourue en voiture sur l’année. Néanmoins, un vol Paris – New York émet environ 1 tonne de CO2, soit la quasi totalité du « budget carbone » annuel auquel un Français devrait se limiter.

 

 

 

 

En bref, voyager une fois à deux fois par an en avion pollue moins que de prendre la voiture au quotidien ! Le problème reste alors que les transports aériens s’ajoutent généralement à ceux que l’on fait déjà en voiture. Privilégiez donc le train. 😉

 

Comment compenser l’empreinte carbone d’un vol ?

 

L’industrie de l’aviation travaille sur des initiatives pour réduire leur impact environnemental et contribuer à la neutralité carbone.

Par exemple, les compagnies se tournent de plus en plus vers l’utilisation de biocarburants et tendent à améliorer la conception des avions. Leurs objectifs sont de les rendre plus économes en carburant et ainsi chercher des alternatives durables.

 

Certaines astuces permettent aussi de compenser l’empreinte carbone d’un vol.👇

En effet, une fois que vous avez connaissance de l’empreinte carbone de votre vol, vous pouvez choisir un projet de compensation carbone pour réduire et éliminer les émissions de CO2 ou tout autre GES. Par exemple, il existe des projets de reforestation ou encore pour développer les énergies renouvelables.

Attention, veillez à choisir un projet certifié, notamment par des normes internationales reconnues. Assurez-vous aussi que celui-ci a un réel impact sur la réduction des émissions de GES. Certaines organisations fournissent des rapports détaillés de suivi. Pensez à les demander !

Vous pouvez aussi faire un don ou acheter des crédits carbones. Ainsi, vous soutiendrez un projet pour compenser les émissions de votre vol.

Sachez néanmoins que la compensation carbone n’est pas une solution permanente au réchauffement climatique. C’est plutôt une étape qui permet de prendre conscience de son impact lors de ses voyages et d’encourager le développement de projets durables.

Bien entendu, la sensibilisation a toute son importance. En effet, adopter un comptable responsable permet de réduire son empreinte. Par exemple, se tourner vers le train plutôt que l’avion, adopter le covoiturage ou encore choisir des compagnies qui adoptent des initiatives de développement durable : les biocarburants ou l’amélioration de l’efficacité énergétique.

 

Avion vert : mythe ou réalité ?

 

L’expression « avion vert » est souvent utilisée pour désigner les avions respectueux de l’environnement. Elle fait notamment référence aux avancées technologiques pour réduire le bilan carbone de l’aviation, comme le développement de technologies vertes (électrique ou hydrogène).

 

 

 

En revanche, il est important de noter qu’un avion totalement “vert” (qui ne produit aucun GES) n’existe pas. C’est bel et bien un mythe.

Heureusement, des progrès significatifs ont tout de même été réalisés. 💪

Par exemple :

 

  • Les industries utilisent des matériaux plus légers et plus efficaces pour réduire la consommation de carburant lors de la conception des avions ;
  • Certains possèdent des moteurs plus économes en carburant pour réduire les émissions par passager et par kilomètre ;
  • L’utilisation de biocarburants est aussi en développement ;
  • Enfin, l’industrie de l’aviation s’engage à améliorer la gestion du trafic aérien et à explorer de nouvelles solutions innovantes pour réduire leur impact.

 

Empreinte carbone aviation : que retenir ?

 

Bien que l’aviation ait révolutionné notre manière de voyager, il est important d’avoir à l’esprit que ses émissions de GES contribuent largement au changement climatique.

Alors, pour minimiser son impact environnemental, il est primordial que les compagnies aériennes et les constructeurs continuent d’investir dans des technologies plus propres et plus efficaces. De plus, il est essentiel de favoriser des alternatives de transport plus durables, tout en encourageant une prise de conscience collective. 🌱

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Espaces & Volumes a fait appel à take[air] pour réaliser son Bilan Carbone et mettre en place un plan d’action efficace pour réduire ses émissions de GES.
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