Les arbres jouent un rôle crucial dans l’absorption des gaz à effet de serre (GES) rejetés dans l’atmosphère, notamment le dioxyde de carbone (CO2).
C’est pourquoi, les forêts sont qualifiées de puits de carbone. Autrement dit, elles agissent comme des réservoirs qui captent et stockent le carbone présent dans l’air. D’ailleurs, les forêts constituent le deuxième puits de carbone de la planète, juste après les océans.
Alors, quelle est l’absorption en CO2 d’un arbre ?
Selon différentes études, un arbre absorbe en moyenne 25 kg de CO2 par an. Cependant, de nombreux facteurs influencent sur leur capacité à stocker le carbone.
Regardons tout cela plus en détail.
Quelle est la capacité d’absorption en CO2 d’un arbre ?
Selon diverses études :
- Un arbre absorbe en moyenne entre 20 et 35 kg de CO2/an ;
- Un arbre récemment planté peut stocker en moyenne entre 10 et 50 kg de CO2/an.
Ces chiffres sont basés sur le fait qu’un mètre cube de bois est capable d’absorber environ une tonne de CO2.
Cependant, la capacité de stockage de CO2 d’un arbre dépend de la variété de celui-ci. En effet, tous les arbres n’ont pas la même capacité, car plusieurs critères entrent en jeu, notamment :
- son espèce ;
- son âge ;
- sa taille ;
- le climat ;
- la latitude ;
- le sol ;
- sa résistance aux maladies ;
- ou encore sa capacité de croissance.
Par exemple, une forêt de conifères, composée de cyprès, de cèdres, de pins, etc., absorbe 2,4 tonnes de CO2 par hectare et par an.
En comparaison, une forêt mixte, comprenant à la fois des conifères et des feuillus, absorbe deux fois plus avec 4,9 tonnes de CO2 par hectare et par an !
💡 Le saviez-vous ? Le séquoia géant détient le record d’absorption de CO2, avec 250 kg chaque année, soit 10 tonnes de CO2 à l’âge de 40 ans. En comparaison, un eucalyptus absorbe 50 kg/an, un chêne 22,7 kg et un bouleau 12,7 kg Néanmoins, les séquoias géants sont bien trop peu nombreux sur le globe pour contribuer significativement à la lutte contre le changement climatique.
Comment les arbres stockent le CO2 ? La photosynthèse
Les arbres utilisent la photosynthèse pour capturer et stocker le CO2, un processus crucial pour leur croissance.
Voici comment ce processus fonctionne, étape par étape.👇
- Étape 1 : La plante absorbe l’eau et les sels minéraux par ses racines. C’est la sève brute.
- Étape 2 : La sève brute remonte ensuite dans les feuilles qui absorbent le dioxyde de carbone et la lumière du soleil.
- Étape 3 : Les feuilles changent l’eau et le CO2 en glucose grâce à l’énergie du soleil. Elles rejettent aussi de l’oxygène.
- Étape 4 : Enfin, le glucose quitte la feuille afin de nourrir l’arbre et de lui donner l’énergie nécessaire à sa croissance.
Pour résumer la photosynthèse : CO2 + eau + lumière 👉 glucose + oxygène.
Sachez aussi que le CO2 stocké par l’arbre sert à faire pousser ses différentes parties : racines, tronc, branches, écorces feuilles, épines, fleurs et fruits. Ainsi, les arbres en pleine croissance absorbent plus de carbone que ceux plus âgés, car ils l’utilisent pour se développer
Néanmoins, un jeune semis possède peu de feuilles (ou peu d’aiguilles) et donc consomme moins de CO2 puisque la photosynthèse est limitée.
💡 Le saviez-vous ? Le terme Photosynthèse vient du grec avec photo qui signifie « lumière » et synthèse qui signifie « combinaison. »
Calculer la quantité d’absorption en CO2 d’un arbre : La méthode
On sait que :
- 50 % de l’arbre est représenté par la masse sèche (la masse de bois moins la masse d’eau qu’il contient) ;
- 47,5 % de la matière sèche de l’arbre est constituée de carbone ;
- 50 % de l’arbre se constitue d’eau, dont environ 20 % est contenue dans les racines ;
- 1 kg de carbone est nécessaire pour obtenir 3,67 kg de CO2.
Suite à ces données, calculons la capacité d’absorption carbone d’un arbre de 1000 kg dont l’humidité est de 100 %. 👇
Celui-ci est donc composé de 500 kg d’eau et de 500 kg de bois sec (masse sèche) avec un peu moins de la moitié (47,5 %) de carbone, soit 237,5 kg.
Ainsi, pour fabriquer cette quantité de carbone, l’arbre a donc absorbé 871,625 kg de CO2 (237,5 x 3,67). Par conséquent, âgé d’environ 35 ans et pesant une tonne, il aura absorbé environ 25 kg de CO2.
Rappelons que ces chiffres sont des estimations. La capacité d’absorption de CO2 d’un arbre varie selon sa variété, son âge, le climat, la luminosité, la nature du sol, etc.
Les arbres pour lutter contre le réchauffement climatique ?
Oui, planter des arbres contribue à lutter contre le réchauffement de la planète. Cependant, leur capacité d’absorption reste bien trop limitée face aux émissions carbones liées à l’activité de l’homme.
On vous explique. 👇
Si un arbre stocke 35 kg de CO2 par an (une estimation plutôt élevée), chaque Français devrait planter 264 arbres chaque année pour compenser son empreinte carbone annuelle estimée à 9,2 tonnes de CO2 équivalent par personne. (9 200 kg CO2 / 35 kg CO2 par arbre = environ 263 arbres)
Pour vous donner un exemple plus parlant, chaque Français devrait planter une forêt aussi dense que celle des Landes pour compenser son empreinte environnementale. Ainsi, les forêts, qui couvrent actuellement un tiers de la surface terrestre, devraient en couvrir 150 %. Bien sûr, une telle expansion n’est pas réaliste.
En revanche, il est essentiel de ne pas surexploiter les forêts afin qu’elles puissent absorber les gaz à effet de serre.
En effet, une forêt est considérée comme neutre lorsqu’elle équilibre les quantités de carbone qu’elle séquestre et celles qu’elle libère. Si une forêt est surexploitée, c’est-à-dire si l’on coupe plus de bois que ce qu’elle produit chaque année, il y a un déséquilibre. Cette surexploitation réduit ainsi le nombre d’arbres disponibles pour capturer le CO2.
Heureusement, il existe des exploitations forestières qualifiées de durables (certifications FSC et PEFC) qui luttent contre la déforestation. En effet, elles garantissent que les coupes de bois sont planifiées et régulées pour ne pas dépasser le taux de croissance naturel des arbres. De plus, une forêt gérée durablement prend aussi en compte la dimension économique et sociale : protection de la biodiversité, des populations qui y vivent, gestion raisonnée des ressources en bois, etc.
Même si la reforestation est un outil précieux pour atténuer le changement climatique, il est clair qu’elle doit être accompagnée d’autres mesures et stratégies pour réduire les émissions de GES et limiter le réchauffement climatique de manière significative.
Autrement dit, la seule solution est de traiter le problème à la source en réduisant notre empreinte carbone, donc nos émissions à effet de serre. ♻️
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Comment augmenter l’absorption de CO₂ grâce aux arbres ?
Planter des arbres peut contribuer à l’absorption du CO₂, à condition que cette démarche soit réfléchie, durable et adaptée aux écosystèmes locaux. Tous les projets de plantation ne se valent pas en matière de captation carbone.
Choisir les bonnes essences et planter au bon endroit
L’absorption de CO₂ dépend fortement de l’essence plantée et de son environnement. Les espèces locales, adaptées au climat et aux sols, sont généralement plus résistantes, plus durables et plus efficaces sur le long terme.
Les arbres à croissance rapide absorbent davantage de CO₂ dans leurs premières années, mais ils peuvent aussi présenter des risques écologiques s’ils ne sont pas adaptés au territoire.
👉 L’objectif n’est donc pas de maximiser l’absorption à court terme, mais de garantir une séquestration durable du carbone, sans dégrader les écosystèmes.
L’importance de l’entretien des arbres
Un arbre planté mais mal entretenu absorbera peu de CO₂, voire dépérira. L’arrosage lors des premières années, la protection contre les maladies, les nuisibles ou les aléas climatiques, ainsi qu’une taille raisonnée sont essentiels pour assurer sa croissance.
Sans entretien, une plantation peut rapidement devenir inefficace d’un point de vue climatique.
Une gestion durable des forêts
La capacité d’absorption du CO₂ repose aussi sur une gestion forestière durable. Cela implique :
🔹 le renouvellement des peuplements,
🔹 la préservation des sols (véritables réservoirs de carbone),
🔹 la limitation de la surexploitation.
Les forêts bien gérées stockent du carbone à la fois dans les arbres et dans les sols, sur plusieurs décennies.
Le rôle clé des arbres en milieu urbain
Même si leur capacité d’absorption est plus limitée qu’en milieu forestier, les arbres urbains jouent un rôle fondamental.
Ils contribuent à :
🔸 réduire les îlots de chaleur,
🔸 améliorer la qualité de l’air,
🔸 favoriser le bien-être et la biodiversité en ville.
Leur intérêt climatique ne se limite donc pas au seul CO₂ : ils participent à l’adaptation des territoires face au changement climatique.
Questions fréquentes autour du sujet
Un arbre suffit-il pour compenser une année d’émissions humaines ?
Non. Un être humain émet en moyenne environ 10 tonnes de CO₂ par an, tandis qu’un arbre n’en absorbe que quelques dizaines de kilogrammes par an. Il faudrait donc plusieurs centaines d’arbres pour compenser les émissions annuelles d’une seule personne.
Planter un arbre suffit-il pour être neutre en carbone ?
Non. La réduction des émissions à la source est indispensable pour atteindre la neutralité carbone. La plantation d’arbres ne peut être qu’un levier complémentaire, jamais une solution unique.
Les arbres en ville absorbent-ils moins de CO₂ ?
Oui. En milieu urbain, la chaleur, la pollution et les contraintes de sol réduisent l’efficacité de l’absorption du CO₂.
Cependant, leurs bénéfices urbains restent majeurs : rafraîchissement des villes, qualité de vie, adaptation climatique.
Quels arbres absorbent le plus de CO₂ ?
Certaines essences comme le peuplier, le pin ou l’eucalyptus sont connues pour leur forte capacité d’absorption.
⚠️ Attention toutefois : ces espèces peuvent avoir des impacts écologiques négatifs (consommation d’eau, biodiversité) si elles sont plantées hors de leur contexte naturel.
Absorption en CO2 d’un arbre : L’essentiel
Vous l’aurez compris, l’absorption de CO2 par un arbre contribue à la régulation du climat. En moyenne, un arbre peut absorber environ 20 à 35 kg de CO2 par an, mais ce chiffre varie en fonction de l’espèce, de la taille et des conditions environnementales.
Néanmoins, leur capacité reste faible comparée aux émissions anthropiques. Ainsi, la solution reste de résoudre le problème à la source : réduire nos propres émissions de GES à travers l’adoption d’actions bas carbone.
Bien entendu, il est aussi essentiel de préserver nos forêts, leur biodiversité et de ne pas les surexploiter. 🌳