Méthodologie Bilan Carbone : le guide pour tout comprendre

Effectuer le bilan carbone de son entreprise est la première étape essentielle pour réduire son impact sur le climat.

Mais alors comment le réaliser et s’assurer de sa fiabilité ?

Dans cet article, on va s’intéresser à la méthodologie bilan carbone ®développée par l’ADEME depuis 2004. Celle-ci repose sur une méthode fiable et établie avec rigueur.

En 5 étapes, nous verrons comment cette méthode permet aux organisations de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

La méthodologie Bilan Carbone : Qu’est-ce que c’est ?

 

Le bilan carbone permet de comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre (GES) émis par une organisation. Il identifie la source des émissions afin de mettre en place des mesures visant à les réduire.

Son objectif est surtout de permettre aux entreprises de diminuer leur impact sur le climat en établissant un plan d’action efficace et d’être en mesure de le piloter.

 

 

 

L’ADEME (l’Agence de la transition écologique) joue un rôle central dans la fiabilité du bilan carbone. En effet, le Bilan Carbone® est une méthodologie développée par l’ADEME et portée par l’ABC (association transition bas carbone): l’entité de référence sur les sujets de comptabilité carbone.

 

Cette collaboration entre l’ADEME et l’ABC garantit la qualité et la crédibilité des bilans carbone réalisés en France.

De plus, le Bilan Carbone® est une marque déposée par l’ABC, ce qui renforce sa légitimité.

 

Méthodologie Bilan carbone® : les 5 étapes de l’ADEME

 

La méthodologie de l’ADEME prend en compte l’ensemble des gaz à effet de serre définis par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.)

On parle là des scope 1, 2 et 3.

 

Pour rappel :

 

  • Le scope 1 regroupe les émissions de gaz à effet de serre générées par les activités internes d’une entreprise, comme celles nécessaires à la fabrication d’un produit. Ce sont les émissions directes.
  • Le scope 2 correspond aux émissions liées à la consommation d’énergie secondaire. Par exemple, consommer de l’électricité ne produit pas de gaz à effet de serre, mais sa production a, elle, émis des GES. Ce sont les émissions indirectes.
  • Le scope 3 désigne toutes les autres émissions liées aux étapes du cycle de vie du produit (approvisionnement, transport, utilisation, gestion des déchets en fin de vie, etc.)

 

Regardons désormais les 5 étapes pour calculer l’empreinte environnementale de son entreprise.👇

 

Étape 1 : Lancer votre projet

 

Ici, vous avez le choix : soit vous effectuez votre bilan carbone en interne, soit vous faites appel à un prestataire externe.

👉 En interne, nommez une personne qui aura en charge toute l’organisation de votre bilan. On parle ici d’un porteur de projet.

Il est préférable que celle-ci ait déjà des connaissances sur le sujet (ou qu’elle soit formée) et qu’elle se fasse accompagner par une équipe solide et sensible aux enjeux du développement durable. Il peut aussi être judicieux de créer un département ou un pôle dédié au bilan carbone. D’autant plus pour les entreprises de plus de 500 collaborateurs, car elles sont tenues de réaliser leur bilan tous les 4 ans.

 

👉 En externe, choisissez un prestataire bilan carbone certifié. Vous bénéficierez ainsi d’un accompagnement personnalisé et de qualité tout au long de votre projet.

 

Par exemple, chez takeair nous vous accompagnons pas à pas dans la réalisation de votre bilan carbone. Notre équipe d’experts et notre plateforme digitale de management carbone permettent de mettre en place une stratégie climat solide et ainsi de décarboner votre activité. En plus, notre plateforme est conforme à la méthodologie Bilan Carbone par l’ABC. (L’Association pour la transition Bas Carbone.)

Ensuite, identifiez, quantifiez et localisez les sources d’émissions de GES, et ce, tout au long de la chaîne de valeur de l’entreprise. Cela peut inclure la consommation d’énergies fossiles, les déplacements des collaborateurs, la gestion des déchets, la production de biens, etc.

Enfin, définissez la durée du projet et sa fréquence. D’ailleurs, on vous conseille de réaliser un bilan carbone tous les 2 ans pour un suivi précis et une stratégie climat efficace.

Étape 2 : Collecter les données

 

Désormais, vous devez rassembler les données liées à votre activité et les facteurs d’émission correspondants.

Ensuite, convertissez ces données en tonnes équivalentes de CO2 : l’unité utilisée pour comparer l’impact des différents gaz à effet de serre par rapport au dioxyde de carbone.

Cette étape demande du temps et de la rigueur. Alors, pour vous simplifier la tâche, pensez :

  • à vous faire aider par vos équipes et à désigner des personnes référentes pour les postes d’émission ;
  • à anticiper le temps de récolte des données – d’autant plus lorsque les données proviennent des parties prenantes externes à l’entreprise, comme les fournisseurs ;
  • à archiver vos données une fois la collecte terminée – vous gagnerez du temps pour les futurs bilans.

Étape 3 : Restituer les données et les analyser

 

Ensuite, vous devez présenter de manière claire l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES) associées à votre activité. Cette visualisation permet de prendre conscience de l’ampleur de vos émissions et de leur répartition.

Les émissions sont souvent ventilées par catégorie de GES (comme le dioxyde de carbone, le méthane, etc.) Elles peuvent également être ventilées par source ou par secteur, ce qui permet de comprendre quelles activités ou processus sont les plus émetteurs. Vous pourrez ainsi déterminer quelles actions sont les plus efficaces pour atteindre vos objectifs de réduction.

On vous conseille d’établir une cartographie afin de mieux visualiser les flux d’émission et d’observer les liens entre les différents postes. Pensez aussi à classer ces émissions en fonction des scopes 1, 2 et 3. Vous pourrez ainsi décider de celles à comptabiliser dans votre bilan en fonction de vos objectifs, du secteur d’activité et de la taille de l’organisation.

Étape 4 : Définir le plan d’action

 

Ici, vous devez définir un plan d’action complet et précis pour réduire votre bilan carbone.

Par exemple, vous pouvez développer l’utilisation des énergies renouvelables, améliorer votre efficacité énergétique ou encore choisir des matières premières labellisées. Il est aussi possible d’opter pour la compensation carbone en soutenant par exemple des projets de reforestation. 🌲

 

 

 

Pour toutes les actions mises en places, définissez :

 

  • une personne en charge de la mission ;
  • les détails de l’action ;
  • des indicateurs de suivi et de résultats ;
  • le budget ;
  • le calendrier ;
  • et les freins possibles.

Toutes ces actions vous permettront d’établir une stratégie climat efficace et de consolider votre démarche RSE. Vous pourrez par la même occasion faire diminuer vos factures, notamment celles liées à l’énergie. 😉

 

Étape 5 : Restitution des librables et communication des résultats du bilan carbone

 

Dernière étape essentielle : la communication des résultats de votre bilan.

 

 

 

En interne, cela permet de favoriser l’engagement des collaborateurs dans le projet et de les sensibiliser aux enjeux du développement durable.

En externe, vous renforcez l’image et la réputation de l’entreprise. En effet, vous témoignez de vos engagements aux yeux de vos parties prenantes. D’ailleurs, celles-ci sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales.

Il est essentiel de rester transparent dans votre communication pour créer une relation de confiance avec vos parties prenantes. Préférez aussi le partage de données chiffrées et des résultats précis pour renforcer votre expertise.

 

Subvention bilan carbone : Le Diag décarbon’ation

 

Effectuer le bilan carbone demande un investissement financier important.

En effet, comptez en moyenne :

  • entre 15 000 € et 100 000 € si vous passez par un cabinet d’expert ;
  • entre 900 € et 15 000 € avec un logiciel payant en ligne.

 

Ces fourchettes dépendent de la taille de l’entreprise, du secteur d’activité, des besoins, de la durée nécessaire au projet, de la charge de travail et de l’accompagnement choisi.

 

Sachez que vous pouvez prétendre à des financements, notamment le Diag Décarbon’Action mis en place par l’ADEME et la BPI.

Cette subvention s’adresse aux entreprises qui n’ont jamais effectué de bilan et offre :

 

  • 4 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés.
  • 6 000 € pour celles entre 250 et 499 salariés.

 

Le Diag Décarbon’action est bien plus qu’un simple financement. C’est un accompagnement complet tout au long de bilan GES. En plus, Chez take[air], nous sommes habilités à vous en faire bénéficier. Nous vous accompanons aussi dans la constitution du dossier !

 

Le Bilan Carbone : et après ?

 

Le bilan carbone est une première étape vers une stratégie bas-carbone. Néanmoins, pour réduire votre impact sur le long terme, il est essentiel de gérer en continu ses émissions de GES.

 

Vous devez donc :

 

  • Surveiller régulièrement vos performances environnementales ;
  • Analyser les tendances
  • Mettre en œuvre des actions correctives lorsque cela est nécessaire.

 

Qui plus est, les réglementations environnementales évoluent constamment. En maintenant une gestion continue des émissions, vous assurez que votre organisation reste conforme aux exigences légales en vigueur.

Sachez aussi que les organisations qui s’engagent dans la durabilité sont souvent mieux positionnées pour innover, développer de nouveaux produits et services et rester compétitives dans un marché de plus en plus axé sur la durabilité.

Bref, en effectuant le bilan carbone de votre organisation, vous avez tout à gagner.

Alors, contactez-nous pour réduire votre empreinte carbone. ♻️

Ces autres articles pourraient aussi vous plaire

Découvrez d’autres articles rédigés par nos soins sur le même sujet.

Le transport maritime est l’acheminement de personnes et de marchandises par les mers et les océans. Aujourd’hui, 90 % des échanges de marchandises dans le monde se font par cette voie. Bien entendu, ces déplacements ont des impacts sur notre environnement. En effet, ce secteur contribue à la pollution des mers et des océans, mais aussi de l’atmosphère.
Le secteur des transports représente près de 25 %, des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contribuant ainsi de manière significative au réchauffement climatique. Face à cette réalité, la transition vers des modes de déplacement durables devient une nécessité. Ainsi, la voiture électrique s’impose puisqu’elle est plus écologique que son équivalent thermique. D’ailleurs, en 5 ans, les ventes ont été multipliées par 5. Mais est-elle réellement un moyen de transport respectueux de l’environnement ?
Synonyme de bien-être et de dépaysement, chaque année, la montagne est très prisée par les touristes. Pourtant, les vacances au ski ont des effets néfastes sur notre environnement. D’ailleurs les territoires montagneux sont les premiers à subir les effets du réchauffement climatique : fortes périodes de canicule, de pluie, érosion des sols, éboulements, fonte des neiges, etc.

Études de cas

Ils ont fait appel à nos services

Espaces & Volumes a fait appel à take[air] pour réaliser son Bilan Carbone et mettre en place un plan d’action efficace pour réduire ses émissions de GES.
L’entreprise EDIPAR a fait appel à take[air] pour réaliser son Bilan Carbone et mettre en place un plan d’action efficace pour réduire ses émissions de GES.
L’entreprise GAMBA a fait appel à take[air] pour réaliser son Bilan Carbone ® et mettre en place un plan d’action pour réduire ses émissions de GES.

Contact

Contactez-nous

Laissez-nous un message, un de nos consultants vous recontacte en moins de 48 heures.

Newsletter Carbon[Talk]

Une fois par mois, faites un tour d’horizon de l’actualité climatique directement depuis votre boîte mail !

Retour en haut