Impliquer vos collaborateurs dans la feuille de route RSE 2026 : bonnes pratiques

Sommaire

À l’horizon 2026, de nombreuses entreprises se sont fixées des objectifs ambitieux en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Pour transformer ces engagements en résultats concrets, impliquer les collaborateurs dans la feuille de route RSE est essentiel. En effet, l’engagement des collaborateurs est un élément central pour le succès de toute stratégie RSE. Un plan RSE élaboré sans l’adhésion du terrain risque de rester lettre morte. À l’inverse, lorsque chaque employé se sent acteur du changement, la démarche RSE gagne en efficacité, en crédibilité et devient un véritable levier de performance globale. Dans cet article accessible et pédagogique, nous verrons pourquoi il est crucial d’associer vos équipes à votre démarche RSE, comment le faire concrètement (méthodes, leviers, outils), quelles bonnes pratiques ont fait leurs preuves dans certaines organisations, et enfin les pièges à éviter pour que l’initiative soit un succès durable.

 

Pourquoi impliquer les collaborateurs dans la démarche RSE ?

 

 

Impliquer vos salariés n’est pas qu’un slogan : c’est un facteur déterminant de réussite pour votre stratégie RSE. D’abord, les collaborateurs sont les premiers acteurs de l’entreprise. Ce sont eux qui vont appliquer au quotidien les politiques environnementales ou sociales décidées. S’ils ne sont pas convaincus ou motivés, même la meilleure stratégie restera inefficace. À l’inverse, des employés engagés donneront vie à votre feuille de route RSE et porteront ses valeurs sur le terrain.

Par ailleurs, associer vos équipes à la démarche RSE apporte de nombreux bénéfices en interne. Cela aligne leurs valeurs personnelles avec la mission de l’entreprise, ce qui augmente le sens au travail et la motivation. En rendant vos collaborateurs acteurs de vos engagements sociaux et environnementaux, vous renforcez leur adhésion et même leur fierté d’appartenance. Ils auront davantage envie de rester dans une organisation en accord avec leurs principes, ce qui diminue le turnover et fidélise les talents.

 

 

Sensibilisation, formation et communication : la base de l’engagement

 

 

Avant de demander à vos collaborateurs de s’engager, assurez-vous qu’ils comprennent bien les enjeux et objectifs de la RSE. Un salarié informé et formé sera beaucoup plus enclin à participer activement. Il est donc primordial de commencer par la sensibilisation : expliquez clairement les défis environnementaux, sociaux et éthiques que couvre la RSE, ainsi que la stratégie de votre entreprise en la matière. Des sessions de formation (présentielles ou e-learning) peuvent aider chacun à saisir les piliers de la RSE (environnement, social, gouvernance) et à les relier à son poste. Donner du sens est crucial : vos employés doivent voir en quoi leurs actions, même modestes, contribuent aux objectifs globaux.
En pratique, plusieurs outils peuvent vous aider à diffuser cette culture RSE de base :

 

  • Présentez une feuille de route RSE claire et partagée. Rédigez par exemple une charte ou un document synthétique exposant vos engagements, vos plans d’actions et vos cibles à 2026. Une feuille de route RSE bien formulée est un excellent moyen d’informer et de sensibiliser les collaborateurs aux valeurs et objectifs de l’entreprise. Assurez-vous de la diffuser largement (réunions, intranet, affichage) et de la mettre à jour régulièrement pour montrer les progrès accomplis.

 

  • Formez l’ensemble du personnel aux principes du développement durable. Vous pouvez organiser des ateliers de sensibilisation, proposer des modules ludiques (quizz, jeux sérieux) ou faire intervenir des experts. Par exemple, certaines entreprises déploient des parcours e-learning accessibles à tous pour garantir un socle de connaissances commun.

 

  • Communiquez régulièrement sur les actions et résultats. La communication interne est trop souvent négligée en matière de RSE, alors qu’elle est vitale. D’après un sondage, 59 % des collaborateurs estiment ne pas être suffisamment informés de la politique RSE de leur entreprise. Ne laissez pas ce flou s’installer. Informez vos équipes avant, pendant et après chaque initiative RSE. Annoncez les projets à venir, expliquez-leur comment ils peuvent participer, puis faites un retour sur ce qui a été accompli. Partagez des chiffres concrets (par exemple, tonnes de CO₂ économisées, euros collectés pour une cause, baisse du gaspillage réalisée), afin que chacun mesure l’impact de son engagement. Valorisez aussi les réussites individuelles et collectives : félicitez publiquement les équipes impliquées, témoignez de leur contribution. Cette reconnaissance entretient la motivation sur le long terme

 

Co-construction : impliquer les collaborateurs dès la stratégie

 

 

Pour obtenir une adhésion forte, il est recommandé d’impliquer les collaborateurs dès la conception de votre stratégie RSE, et pas seulement dans sa mise en œuvre. Co-construire la feuille de route avec vos équipes augmentera leur engagement, car ils se sentiront écoutés et responsables des objectifs fixés. Concrètement, plusieurs approches s’offrent à vous :

 

🔷 Consultation interne : dès le départ, sollicitez l’avis de vos salariés sur les enjeux RSE prioritaires. Par exemple, vous pouvez lancer une enquête interne pour recueillir leurs perceptions, leurs attentes et leurs idées d’actions. Les résultats permettront d’orienter votre plan RSE en adéquation avec la réalité du terrain.

 

🔷 Ateliers participatifs : organisez des groupes de travail, workshops ou focus groups multi-métiers pour brainstormer sur les engagements RSE. Ces ateliers offrent un espace où chacun peut proposer des idées concrètes et tester l’adhésion des autres avant de déployer un projet à grande échelle. Souvent, les employés ont une connaissance précise des opérations et peuvent suggérer des améliorations très pragmatiques (optimisation des processus, économies d’énergie au quotidien, initiatives solidaires locales, etc.).

 

🔷Comité ou référents RSE : mettez en place un comité RSE ou un réseau de référents, rassemblant des volontaires de différents services et niveaux hiérarchiques. Ce comité se réunit régulièrement pour discuter des avancées, relayer les informations et porter de nouvelles initiatives. Des collaborateurs issus de divers horizons qui co-pilotent la démarche RSE favorisent une co-construction efficace des initiatives. Cette transversalité brise le silo « service développement durable » et fait circuler les bonnes idées dans toute l’organisation.

 

🔷 Ambassadeurs RSE : identifiez et formez des ambassadeurs parmi vos employés les plus motivés. Ces ambassadeurs (parfois appelés « champions RSE ») agissent comme des relais de vos programmes sur le terrain. Volontaires et enthousiastes, ils diffusent les bonnes pratiques, encouragent leurs collègues et font remonter les retours du personnel. En leur donnant un rôle reconnu (et éventuellement du temps dédié sur leur planning), vous créez un maillage de points de contact RSE à tous les étages de l’entreprise.

En impliquant activement vos collaborateurs dans l’élaboration de la stratégie, vous capitalisez sur leur créativité et leur intelligence collective. Chacun se sent co-responsable des objectifs, ce qui renforce l’adhésion.

 

Exemples de bonnes pratiques en entreprise

 

De nombreuses organisations, de toutes tailles et tous secteurs, ont déjà expérimenté des façons innovantes d’impliquer leurs collaborateurs en matière de RSE. Voici quelques bonnes pratiques inspirantes :

 

  • Programme de volontariat interne : Plusieurs grandes entreprises offrent à leurs employés la possibilité de consacrer quelques jours par an à des actions caritatives ou environnementales sur leur temps de travail. Ce volontariat encadré permet d’aider des associations tout en renforçant le sentiment d’appartenance des salariés. Les retours sont très positifs : les collaborateurs reviennent de ces expériences motivés, fiers et avec de nouvelles compétences humaines, ce qui bénéficie aussi à l’entreprise.

 

  • Défis verts et concours d’idées : Dans certaines sociétés, on stimule l’innovation durable via des challenges ludiques. Par exemple, un concours de la meilleure idée antigaspi peut être lancé : chaque équipe propose une solution pour réduire le gaspillage (énergie, matières premières, cantine…), avec une récompense symbolique à la clé pour l’idée la plus efficace. Ce type de concours stimule la créativité et l’engagement, tout en ayant un impact concret sur les pratiques

 

  • Réseau d’“ambassadeurs verts” : Une bonne pratique répandue est de former un réseau d’ambassadeurs ou de référents RSE en interne. Par exemple, une entreprise a pu désigner dans chaque département un salarié volontaire comme référent développement durable, chargé de diffuser les bonnes pratiques, d’animer des mini-événements (atelier de tri, pause-café à thème écologique) et de faire remonter les suggestions.

 

  • Partenariats locaux et implication terrain : Enfin, impliquer les collaborateurs passe aussi par l’ouverture vers l’extérieur. De nombreuses entreprises nouent des partenariats avec des initiatives locales (associations, collectivités) dans lesquelles les salariés peuvent s’investir. Par exemple, parrainer une école ou un projet de quartier, participer à une journée solidaire régionale, ou encore co-organiser un événement écoresponsable avec la mairie.

 

 

Les pièges à éviter

 

Malgré la meilleure volonté, certaines erreurs peuvent venir freiner la mobilisation de vos équipes. Voici les principaux pièges à éviter dans votre démarche d’implication RSE :

 

🔸 Approche top-down sans concertation : Un travers courant est de concevoir une stratégie RSE exclusivement au niveau de la direction et de la « descendre » telle quelle aux salariés. Une vision trop descendante de la RSE peut donner l’impression que c’est un projet imposé, déconnecté du terrain. Évitez de présenter vos plans comme des ordres à exécuter sans discussion. Au contraire, impliquez vos collaborateurs en amont (comme vu précédemment) et laissez-leur une marge d’initiative.

 

🔸 Manque de clarté et de communication : Si vos objectifs RSE sont flous ou mal communiqués, l’adhésion sera faible. Ce déficit de communication interne peut saper vos efforts. Assurez-vous donc de clarifier vos priorités et d’expliquer en quoi chaque action RSE est bénéfique pour l’entreprise et pour les salariés. Communiquez fréquemment, sous des formes variées, et invitez aux retours pour éviter les incompréhensions.

 

🔸 Greenwashing ou manque de sincérité : Vos collaborateurs, tout comme le public, repèrent vite les incohérences. Annoncer de grands engagements RSE pour soigner son image sans changer réellement les pratiques internes provoque cynisme et démobilisation. Le greenwashing est l’ennemi de la confiance : ne survendez pas vos actions et admettez humblement que tout ne sera pas parfait tout de suite. Une transparence absolue sur les progrès comme sur les difficultés rencontrées est indispensable pour garder la crédibilité de la démarche.

 

🔸 Ne pas allouer de ressources : Impliquer les employés demande un minimum de moyens. Un piège est de clamer « la RSE est l’affaire de tous » mais sans dégager de temps ni budget pour cela. Résultat, les salariés manquent de disponibilité ou de support logistique pour s’engager (ce qui génère frustration). Prévoyez au contraire des plages horaires dédiées (ex: heures de bénévolat, temps de réunion RSE) et éventuellement un petit budget pour soutenir les initiatives (fournir des bacs de recyclage, financer un projet proposé par des employés, etc.).

 

🔸 Oublier de mesurer et suivre : Enfin, ne tombez pas dans le piège de l’action ponctuelle non suivie d’effet. Si vous lancez un programme d’implication, assurez-vous de mesurer la participation et les impacts, et d’en faire un bilan régulier. Par exemple, suivez le nombre d’idées proposées, le taux de salariés impliqués dans chaque action, les indicateurs de performance (économies réalisées, dons collectés…).

 

Conclusion

Impliquer vos collaborateurs dans votre feuille de route RSE 2026 n’est pas une option, c’est une condition de réussite. Lorsqu’elle est partagée par tous, la démarche RSE cesse d’être une contrainte ou un simple devoir de conformité pour devenir un projet d’entreprise fédérateur. En sensibilisant vos équipes, en co-construisant les solutions et en multipliant les actions participatives, vous transformez les enjeux environnementaux et sociaux en opportunités d’innovation, de cohésion et de fierté collective. Chaque employé, à son niveau, peut être acteur du changement et contribuer à des progrès tangibles. Ce faisant, votre entreprise développe une culture RSE forte et pérenne, qui la distinguera sur son marché et dans la société.

 

Téléchargez notre modèle gratuit et facilitez la collecte des données pour votre Bilan Carbone®

 

La première étape pour la réalisation de votre Bilan Carbone® repose sur la collecte des données de votre entreprise. Phase cruciale mais souvent complexe !

👉 Téléchargez le template dès maintenant !   

Ces autres articles pourraient aussi vous plaire

Découvrez d’autres articles rédigés par nos soins sur le même sujet.

Clients plus exigeants, investisseurs attentifs aux critères ESG, salariés en quête de sens : les attentes autour de la RSE n’ont jamais été aussi fortes. Comment aligner efficacement votre stratégie RSE avec celles de vos parties prenantes pour rester crédible et compétitif en 2026 ? Décryptage et exemples concrets dans cet article.
La RSE est désormais un enjeu stratégique, renforcé par l’arrivée de la CSRD à l’horizon 2026. Pour réussir votre plan RSE, l’adhésion du CODIR est essentielle. Cet article partage des leviers concrets pour le convaincre : co-construction, leadership exemplaire et alignement avec la stratégie de l’entreprise.
10 indicateurs RSE essentiels à suivre en 2026 pour piloter votre performance ESG et répondre aux exigences de la CSRD.

Études de cas

Ils ont fait appel à nos services

Découvrez comment Sercel a structuré sa trajectoire bas carbone, mobilisé l’ensemble de ses sites et obtenu des résultats mesurables dès la première année.
En 2024, Isoskèle (groupe La Poste) lance son projet de décarbonation avec l’appui de notre plateforme et d’un expert dédié. Objectif : structurer sa stratégie climat, embarquer ses collaborateurs et répondre efficacement aux appels d’offres RSE. Résultat : une réduction ciblée de près de 4 % par an et une dynamique RSE renforcée.
L’entreprise Artouste a fait appel à take[air] pour réaliser son Bilan Carbone et mettre en place un plan d’action efficace pour réduire ses émissions de GES.

Contact

Contactez-nous

Laissez-nous un message, un de nos consultants vous recontacte en moins de 48 heures.

Newsletter Carbon[Talk]

Une fois par mois, faites un tour d’horizon de l’actualité climatique directement depuis votre boîte mail !

Retour en haut